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TANIA MOURAUD « UNE PIÈCE DE PLUS »

Du 27 novembre 2010 au 27 février 2011

Cette exposition accorde une large place à un projet majeur et fondateur dans l’œuvre de Tania Mouraud : la série des treize environnements sensoriels conçus au tournant des années 70 et jamais montrée dans son intégralité.

Après avoir abandonné la peinture en 1969, en brûlant ses toiles d’un geste radical, Tania Mouraud mène un travail sur l’espace et conçoit des environnements sensoriels. Ces projets de « pièces » destinées à prendre place dans l’espace privé, l’espace public ou même en pleine nature, sont alors extrêmement novateurs, et préfigurent nombre de réalisations menées par les artistes des générations suivantes. Blancs, lumineux, sonores, provoquant une sensation d’infini, ces environnements souvent appelés Initiation rooms (Chambres d’initiation) sont autant de « lieux d’expérience pure » entièrement dédiés à l’exploration de la perception. Chacun constitue une « pièce de plus », une pièce pour soi dans le flux agité de la vie contemporaine.
Pour l’occasion, et quarante ans après son unique réalisation à Turin en 1971, l’œuvre Initiation Room n°2 est réactualisée au CCC. Ces projets sont très peu réalisés : cinq d’entre eux le furent de façon éphémère. C’est donc une occasion rare qui nous est donnée de réinvestir cette œuvre marquante de l’artiste et de l’histoire de l’art contemporain.

Aux côtés de maquettes inédites et de dessins originaux permettant de prendre en compte l’ensemble de ces projets destinés à s’inscrire dans la vie, l’exposition présente d’autres aspects récents du travail polymorphe de Tania Mouraud, avec un wall painting et une vidéo.

La peinture murale Nitttsuasu (2006) propose l’expérience visuelle d’un texte étiré à l’extrême, jusqu’à devenir une pure forme abstraite. Pourtant, dissimulé sur la surface du mur, il célèbre les luttes universelles pour l’égalité et le respect de la dignité humaine. Un thème cher à l’artiste qui n’a eu de cesse d’ouvrir son travail sur la vie, la société, la politique et l’histoire.

Enfin, l’installation vidéo sonore Ad Infinitum (2009)  nous plonge dans une évocation de la puissance de la vie, de sa fragilité et de son mystère.

(Extrait du communiqué de presse – 2010)