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ROMAN OPALKA « OPALKA 1965/1- ∞ »

Du 14 février au 30 mars 1986

Cette exposition au CCC constitue la première présentation de l’ensemble de son programme avec 20 acryliques sur toiles, 9 papiers et 14 photographies, pour la plupart inédits. Une série de bandes magnétiques de sa voix complète l’exposition. Les peintures, conçues comme des détails du temps, se suivent, et le portrait de l’artiste s’intercale entre chaque toile.

L’artiste explique son concept : « Ma position fondamentale, programme de toute ma vie, se traduit dans un processus de travail enregistrant une progression qui est à la fois un document sur le temps et sa définition ; […] Je compte de manière continue de 1 à l’infini sur des toiles de même dimension, à la main, au pinceau, en blanc, sur un fond recevant à chaque fois 1% de blanc supplémentaire. Arrivera donc le moment où je compterai en blanc sur blanc. A chaque « détail » [c’est ainsi que l’artiste nomme chacun de ses tableaux], s’ajoute un enregistrement sur bande magnétique de ma voix disant les nombres pendant que je les peins et une documentation photographique de mon visage. » (Roman Opalka, 1972).

Son œuvre représente l’ambition souveraine d’une intention sur le temps. « Roman Opalka lui-même, tout identifié au concept qui représente le cours de sa vie, a d’abord, lui aussi renoncé à envisager une œuvre qui serait son œuvre. Son œuvre sera le lendemain de sa mort. » (Extrait du catalogue écrit par B. Lamarche-Vadel)

(Extrait du communiqué de presse – 1986)