logo-mini

EXPOSITION « ALAIN BUBLEX »

Du 05 février au 19 mars 2000

L’exposition réunit trois œuvres : un « Projet en chantier » conçu pour Tours, la Voiture de service, exposée pour la première fois en France et Glooscap, première réalisation d’Alain Bublex qui amena dans le champ de l’art cet ancien designer automobile.

En 1985, Alain Bublex posait les premiers traits d’une ville imaginaire. « Glooscap » s’est dès lors étoffée jusqu’à exister aujourd’hui par le biais d’une proliférante documentation qui en retrace les développements historiques, urbanistiques, industriels ou économiques. Située précisément au Canada, Glooscap a été conçue sur le modèle des grandes métropoles d’Amérique du Nord. Elle se reconstitue à rebours, en tenant compte de son contexte géographique et des impératifs d’une Histoire désormais connue. Ses architectes ont existé, son urbanisme est le fruit des théories dominantes de leurs époques : Glooscap, dans ses moindre détails, aurait pu exister.

« Projet en chantier. RN 10 Tours, France » 2000 (production de l’Agence d’artistes), s’inscrit dans une série de projets en cours pour les villes de Lyon et Paris. Elle se confronte à la question de l’utopie en proposant des solutions radicales et autoritaires à des problèmes urbains actuels, appliquées à des sites réels. L’artiste expose ici les prémices d’un projet d’aménagement de l’artère principale de Tours, la RN10, traversant le cœur de la ville. Proposition pratique visant à dissocier les zones de circulation et d’activité, le pont est aussi et surtout l’instrument d’une transformation si radicale du paysage qu’elle amène à repenser l’ensemble de notre rapport à la ville et à son évolution.

La voiture de service  (1999) est liée à « Glooscap » : Alain Bublex effectue en 1994 un séjour en Amérique du Nord afin de poursuivre la construction de sa ville fictive. Pour circuler et effectuer des prises de vue, il achète une voiture qu’il munit des logos de Glooscap. Cinq ans après, il développe cette idée avec une nouvelle Voiture de service avec son propre véhicule muni d’éléments la rendant plus fonctionnelle pour la prise de vue en extérieur : bandes réfléchissantes, feux de sécurité, plate forme de prise de vue sur le toit… elle finit par ressembler à un véhicule de service de travaux publics. Outil fonctionnel pouvant contaminer le paysage réel, la Voiture de service catalyse toute la problématique de la photographie en tant qu’acte attestant d’une situation vécue face au sujet photographié.

(Extrait du communiqué de presse – 2000)